Construire le plan de l’analyse
Le plan transforme une liste d’informations en réponse démontrée. Apprenez à regrouper les idées, les hiérarchiser et choisir une organisation directement adaptée à la question posée.
Organiser la réponse avant de commencer à rédiger
Pourquoi construire un plan ?
Le plan permet de regrouper les informations qui répondent à une même idée et de les présenter dans un ordre logique.
Il évite les répétitions, les retours en arrière et l’accumulation désordonnée de données issues du dossier. Il garantit également que toutes les dimensions de la question seront traitées.
Une réponse structurée comporte généralement une introduction et un développement organisé en une ou deux grandes parties, éventuellement divisées en sous-parties.
Construire le plan en quatre étapes
Relire la consigne
Vérifiez le verbe, le sujet, les limites et les différents éléments qui doivent obligatoirement être traités.
Regrouper les notes
Rassemblez les informations qui se rapportent à une même idée ou à un même aspect de la question.
Hiérarchiser
Distinguez les idées principales des arguments, chiffres, exemples et nuances qui permettront de les développer.
Ordonner
Choisissez une progression logique et vérifiez que chaque partie apporte une réponse distincte.
Les principaux types de plans
Ces structures ne sont pas des recettes automatiques. Elles fournissent des cadres à adapter à la formulation exacte de la question.
Le plan explicatif
Il convient lorsqu’il faut expliquer un phénomène, son origine et ses effets.
II. Ses principales conséquences
Le plan diagnostic et solutions
Il est adapté aux questions portant sur une difficulté et les moyens d’y répondre.
II. Les réponses et leviers d’action
Le plan avantages et limites
Il permet d’évaluer un dispositif, une réforme ou une évolution en présentant ses effets contrastés.
II. Les limites et conditions de réussite
Le plan thématique
Il organise la réponse selon plusieurs dimensions distinctes d’un même sujet.
II. Les enjeux sociaux et territoriaux
Du plan général aux paragraphes
Chaque grande partie doit défendre une idée directrice. Les sous-parties ou paragraphes développent ensuite des arguments différents qui viennent soutenir cette idée.
Première idée directrice
- A. Premier argument expliqué ;
- chiffre ou exemple permettant de l’appuyer ;
- B. Deuxième argument distinct ;
- nuance ou précision utile.
Deuxième idée directrice
- A. Premier argument de la seconde partie ;
- donnée ou exemple significatif ;
- B. Deuxième argument complémentaire ;
- limite, condition ou perspective.
Trois règles pour une structure efficace
La pertinence
Chaque partie doit répondre à un aspect précis de la consigne. Aucune ne doit être ajoutée uniquement pour placer une information intéressante.
L’équilibre
Les grandes parties doivent avoir une importance comparable. Un développement de trois lignes face à une page entière signale généralement un mauvais découpage.
La progression
Les idées doivent s’enchaîner naturellement : du constat à l’explication, de la cause à l’effet ou du diagnostic aux solutions.
Le plan doit-il être apparent ?
Lorsque le sujet exige un plan apparent
- Faites apparaître les titres demandés ;
- utilisez une numérotation cohérente ;
- rédigez des titres courts et informatifs ;
- respectez la forme précisée dans l’énoncé ;
- veillez à ce que les titres correspondent au contenu réel.
Lorsque le sujet ne précise rien
- Le plan apparent n’est pas systématiquement obligatoire ;
- la structure doit néanmoins rester visible ;
- utilisez des paragraphes distincts et des alinéas ;
- soignez les transitions entre les idées ;
- évitez une masse de texte continue et compacte.
Construire un plan à partir d’une consigne
1. Décodage de la consigne
- Le verbe « présenter » exige un exposé structuré ;
- deux éléments sont demandés : les avantages et les limites ;
- les limites doivent être principales : il faut sélectionner ;
- le sujet porte uniquement sur les services publics.
2. Classement des informations
- Avantages : rapidité, accessibilité permanente, simplification, économies ;
- limites : fracture numérique, difficultés techniques, sécurité, perte du contact humain ;
- solutions éventuelles : accompagnement, alternatives physiques, médiation numérique.
3. Plan possible
- I. La dématérialisation améliore l’accès et l’efficacité des services publics
- A. Des démarches plus rapides et accessibles ;
- B. Une modernisation du fonctionnement administratif ;
- II. Une transformation qui crée de nouvelles difficultés
- A. Le risque d’exclusion des publics éloignés du numérique ;
- B. La nécessité de sécuriser les démarches et de maintenir un accompagnement humain.
La vérification avant de rédiger
Prenez une minute pour tester votre plan. Ce contrôle évite bien des acrobaties littéraires une fois la rédaction lancée.
Les plans qui fragilisent la réponse
L’essentiel à retenir
- Le plan doit toujours partir de la consigne.
- Regroupez les informations autour de quelques idées principales.
- Chaque partie doit répondre à un aspect distinct de la question.
- Choisissez une progression logique et facile à suivre.
- Équilibrez les parties en fonction de leur importance.
- Éliminez les répétitions avant de rédiger.
- Le plan apparent n’est obligatoire que si le sujet le demande.
- Un plan simple et pertinent vaut mieux qu’une structure artificielle.
Exercice de construction
Construisez un plan pour la question suivante :
« Expliquez les causes du non-recours aux prestations sociales et présentez les moyens permettant de le réduire. »
Afficher une proposition de plan
I. Le non-recours résulte de difficultés multiples
- A. La méconnaissance des droits et la complexité des démarches ;
- B. Les difficultés matérielles, numériques et psychologiques.
II. Sa réduction nécessite de simplifier et de mieux accompagner
- A. Simplifier les procédures et automatiser certains droits ;
- B. Renforcer l’information et l’accompagnement des publics.
Ce plan répond directement aux deux commandes de la question : expliquer les causes, puis présenter les solutions.
